Sur BFMTV, David Lisnard défend les travaux d'intérêt général pour les lycéens et la responsabilité des parents
Invité du Face à Face de BFMTV et RMC mardi 13 octobre, le maire de Cannes, candidat de Nouvelle Énergie à la présidentielle de 2027, a été interrogé sur la colère lycéenne, l'éducation, l'excuse de minorité et le budget. L'entretien s'est ouvert sur un échange à propos de son arrivée tardive au studio.
Le maire de Cannes poursuit sa campagne sur les plateaux parisiens. Mardi 13 octobre au matin, David Lisnard était l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe, sur BFMTV et RMC. Le candidat déclaré de Nouvelle Énergie à l'élection présidentielle de 2027, qui préside aussi l'Association des maires de France, a été interrogé sur la colère lycéenne, la crise sociale et le budget 2027, le jour même de l'acte V de la mobilisation des lycéens.
Sur les dégradations commises pendant les blocus, David Lisnard a défendu la responsabilité individuelle. Selon le compte rendu publié par Rupture, il propose que les jeunes responsables effectuent des travaux d'intérêt général, comme il dit le pratiquer à Cannes. Et lorsque les mineurs ne sont pas tenus pour responsables, ce sont leurs parents qui doivent assumer les dégâts: ils paient lorsqu'ils sont solvables et, lorsqu'ils ne le sont pas, une déduction peut être opérée sur les aides perçues.
Le maire de Cannes a aussi jugé le système éducatif français à bout de souffle. Il appelle à mettre en place un autre système pour remplacer Parcoursup, à rétablir un baccalauréat recentré sur une épreuve finale revalorisée et un tronc commun d'éducation, résumant sa ligne par une formule: « Il faut libéraliser l'Éducation ».
Excuse de minorité, budget et primaire de la droite
Dans les extraits diffusés par BFMTV, David Lisnard a également dit vouloir « revoir l'excuse de minorité » pour les jeunes casseurs. Sur le budget, il a ciblé le ministère des Finances en déclarant: « L'État profond en France, c'est Bercy ». L'entretien a aussi porté, selon TV Mag, sur les revendications des élèves, Édouard Philippe, la baisse des dépenses de l'État, la montée des extrêmes et l'hypothèse d'une primaire de la droite.
La mobilisation lycéenne servait de toile de fond à l'entretien. Elle touche aussi Cannes, où trois établissements étaient passés à distance lors des blocus du début du mois. Au niveau national, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, estimait mardi matin qu'environ 200 lycées, sur quelque 3 700, pourraient être fermés, et des manifestations étaient annoncées dans une trentaine de villes.
Une arrivée tardive qui a ouvert l'entretien
La séquence la plus commentée reste pourtant l'ouverture de l'émission. Apolline de Malherbe a relevé que son invité était arrivé juste avant l'antenne et que le début de l'entretien avait été décalé à 8 h 31, en rappelant un précédent retard, deux ou trois ans plus tôt. « Il faut se faire désirer dans la vie », a répondu le maire de Cannes, avant d'expliquer, selon le HuffPost, qu'il avait suivi la rentrée et la situation dans sa ville, en contact avec les équipes sur le terrain, les policiers municipaux et les équipes de nettoiement.
L'extrait a été moqué par plusieurs adversaires politiques, dont le sénateur communiste Ian Brossat, relève le HuffPost. Pour David Lisnard, qui cherche à imposer sa ligne libérale dans la campagne présidentielle, l'épisode restera une anecdote de plateau, loin des sujets de fond abordés ensuite pendant l'entretien.


