Nice : une douzaine de commerces pillés et une quarantaine d’interpellations après la manifestation du samedi 17 octobre
Une manifestation non déclarée a dégénéré, samedi 17 octobre, dans le centre de Nice : jusqu’à 3 800 personnes rassemblées, une douzaine de commerces pillés, trois véhicules de police municipale endommagés et une quarantaine de gardes à vue, selon la préfecture des Alpes-Maritimes.
Le centre-ville de Nice a basculé dans la violence, samedi 17 octobre, en marge d’une manifestation non déclarée. Selon le bilan communiqué samedi soir par la préfecture des Alpes-Maritimes, jusqu’à 3 800 personnes se sont rassemblées dans les rues niçoises, une douzaine de commerces ont été dégradés et pillés, et une quarantaine d’interpellations ont eu lieu.
Le rassemblement avait commencé en début d’après-midi, place Masséna, où plus d’une centaine de personnes étaient présentes dès 13h30, avant un appel à manifester à 14 heures relayé notamment par les Gilets jaunes, selon le direct de Nice-Matin. La foule, composée en grande partie de lycéens et d’étudiants, a ensuite remonté l’avenue Jean-Médecin.
Des casseurs au milieu du cortège
Dès 14h30 environ, la vitrine du magasin JD Sport a été brisée, selon Nice-Matin. À 15h15, la préfecture comptait 3 500 personnes, dont environ 150 casseurs, dans le secteur Grosso et France, et une partie du cortège avait atteint la Promenade des Anglais, fermée en partie à la circulation. La police est intervenue pour mettre fin à des dégradations et à des vols chez JD Sport, et des gaz lacrymogènes ont été employés.
Les groupes les plus hostiles, masqués et vêtus de noir selon la préfecture, ont ensuite jeté des galets ramassés sur les plages contre les forces de l’ordre sur la Promenade, où les CRS sont arrivés vers 15h50. Un véhicule de la police municipale a eu ses vitres brisées devant le centre de supervision urbain, place De Gaulle. Le préfet a alors appelé les manifestants à se désolidariser des casseurs et à se disperser, estimant qu’il ne s’agissait plus d’une manifestation mais de « véritables violences urbaines ».
Une quarantaine de gardes à vue
En fin de journée, Micromania, sur l’avenue Jean-Médecin, puis Décathlon ont à leur tour été pillés. Dans son bilan du soir, la préfecture dénombre une douzaine de commerces dégradés et pillés, parmi lesquels un magasin de motos Yamaha, trois véhicules de la police municipale endommagés et des abribus dégradés. Le centre de vidéosurveillance de la ville a également été visé.
Le procureur de Nice, Damien Martinelli, a fait savoir qu’une quarantaine de gardes à vue avaient été ordonnées, pour des pillages, des dégradations de biens publics et des jets de projectiles contre les forces de l’ordre. Une dizaine de manifestants ont été blessés, dont l’un grièvement, sur les bris de verre d’une vitrine qu’il tentait de fracasser. Le préfet a dit « condamner fermement » ces actes de violence. La dispersion a commencé vers 17 heures, place Masséna, après de nouveaux affrontements au bas de l’avenue Jean-Médecin.


